Amaris s'était brusquement retournée. Dans ces moments, une personne normale aurait sursautée. Pas Urbain. Il se contenta de lâcher doucement la mèche blanche et de glisser sa main dans sa poche arrière de jean.
Faim... Singulier...
Avait-il faim ? Non, pas vraiment... Il n'était pas de ceux qui on toujours faim, ou du moins, assez faim pour aller manger. Non, il était de ceux qui mange pour vivre. Mais, il était d'accord pour suivre Amaris qui voulait surtout lui montrer le restaurant du village.
"Non, pas vraiment..." répondit-il "Mais je te suis, allons-y !" dit-il avec un sourire
La jeune femme semblait un peu perdue, elle le fixait gravement alors que sa main était posée sur son épaule. Cela fit sourire Urbain qui la prit gentiment et attrapa l'autre aussi, pour se mettre à les faire tournoyer tous les deux et commencer à chantonner.
"Lève-toi c'est déçidé, laisse-moi te remplacer je vais prendre ta douleur... Doucement sans faire de bruit comme réveille la pluie je vais prendre ta douleur, prendre ta douleur, je vais prendre ta douleur..."
S'arrêtant, il s'approcha de la jeune femme et lâcha une de ses mains pour chasser unemèche de son beau visage.
"Elle lutte, elle se débat mais ne resistera pas je vais bloquer l'ascenseur... Je vais prendre ta douleur..."
Il lui embrassa le front puis se mit à courrir pour sortir de la crique, serrant sa main dans la sienne. Il avait soudainement envie de la faire sourire. Et rire. Rire et sourire.
Mais c'est qui cet incrusté, cet orage avant l'été, sale chipie de petite soeur...
Je vais tout lui confisquer ses fléchettes et son sifflet, j'vais lui donner la fessée...
Je vais prendre ta douleur...
[bah vouis me suis inquiétée !!!!!! tu revenais pas alors que t'avais dit pour début novembre !!!!]
~~~~~~~~~~~~~~~~
*Danse,
Jusqu'à ce que ton souffle soit coupé,
Jusqu'à ce que tes os soient brisés...
Dans un nuage de tabac, sur la page d'un cahier, une chanson sur tes lèvres...